UNE PRÉSENCE SUR LE WEB par Canal Académie

Voici une sélection d’émissions des « Semaines académiques » sur le site Internet de la radio : canalacademie.com

Académies

Le compositeur Michaël Levinas reçu à l’Académie des beaux-arts
Retransmission de la séance sous la Coupole

Réception de François Weyergans à l’Académie française
Retransmission de la cérémonie du 16 juin 2011, sous la Coupole

Musique

Don Giovanni : « L’affaire dont il s’agit est d’importance » (Leporello, Acte 1, Scène IV) (5/5)
avec Yves-Marie Bercé, Danièle Pistone et André Tubeuf

Irisation, une composition d’Edith Canat de Chizy
Extrait de cette oeuvre créée par la première femme compositeur élue à l’Académie des Beaux-Arts

Passion-Passe-Temps : Jean-Marie Lehn, amoureux d’opéra
L’académicien des sciences, prix Nobel de chimie : sa passion pour la musique

Christine de Suède, une Européenne de la musique, par Philippe Beaussant, de l’Académie française
Tout ce que la musique du Grand Siècle doit à la Reine au destin étonnant

Quand Rousseau présentait à l’Académie des sciences sa méthode de notation de la musique
Histoire d’ échec musical…

Culture et Langue Française

La Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat : de nombreux dossiers examinés
avec Jacques Legendre, président de cette Commission

Il y a calepin et Calepin !
Mot pour mot, la rubrique de Jean Pruvost

Histoire

Marie-Antoinette, la reine calomniée
Portrait de la dernière reine de France, par Evelyne Lever

22 juin 41 : l’un des trois jours où Hitler a perdu la guerre (jour 2)
avec Henri Amouroux, de l’Académie des sciences morales et politiques

Sciences

Axel Kahn : croire au progrès, une pensée en crise (Reddiff.)
« Ethique et progrès » la leçon inaugurale 2010 d’Axel Kahn à l’Ecole nationale des Ponts ParisTech

Jean Salençon, de l’Académie des sciences : Les alternatives énergétiques dans les décennies à venir (Rediff.)
Présentation de sa conférence inaugurale à l’Ecole des Ponts ParisTech le 27 août 2009

Economie

Doit-on craindre la faillite des États-Unis ?
La chronique Economie et finances de Jean-Louis Chambon, président du prix Turgot

Nos nouveautés en ligne

Nouveau ! la chronique « Faut-il le dire ? » de Pierre Bénard
On a même entendu dire « inhumé en mer » !

Les langues régionales de France : langue, dialecte et patois (1/20)
1ère émission de la série proposée par Henriette Walter

Mot pour Mot

L’histoire et l’étymologie des mots, une façon amusante et instructive de mieux connaître la langue française. Ecoutez la rubrique de Jean Pruvost, lexicologue, professeur à l’Université Cergy-Pontoise, directeur éditorial des Editions Honoré Champion :
« Esclavage, Indigène ». Mot pour mot, la rubrique de Jean Pruvost

Espace Apprendre

Sur les sujets controversés, rien de tel que d’écouter des spécialistes compétents, en l’occurrence Roger Aurengo, de l’Académie nationale de médecine, et Martine Souques.

Nos fiches pédagogiques, établies à partir d’une émission de Canal Académie, sont rédigées par l’équipe du CAVILAM, Centre d’apprentissage des langues vivantes et des médias, à Vichy. Son directeur Michel Boiron assure des formations pour les professeurs de français dans tous les pays du monde. Les fiches peuvent être utilisées en classe et appréciées par tout public.

« Faut-il avoir peur des antennes relais et des appareils ménagers? » avec Martine Souques, médecin de santé publique. Depuis 1991, elle a en charge le dossier « Champs électriques et magnétiques 50Hz et santé » au sein du service des études médicales d’EDF. Elle est présidente de la section Rayonnements non ionisants de la Société Française de Radioprotection (SFRP) depuis 2007.

Les Académiciens racontent l’Histoire

Quatre personnages majeurs de l’Histoire de France : Louis XIV, François 1er, Henri IV, l’Impératrice Eugénie, vus par des académiciens historiens. 2 émissions sont proposées par personnage.

Le cerveau et ses chercheurs

Comment notre cerveau perçoit-il le temps ?
avec le neurologue Jean Cambier, de l’Académie de médecine

Quarante ans de neurosciences avec Jean Rossier, de l’Académie des sciences
Recherches et découvertes autour du cerveau-machine

Stanislas Dehaene : le cerveau, l’intuition des nombres et les neurones de la lecture
Neuroscientifique, membre de l’Académie des sciences, auteur de La bosse des maths et Les neurones de la lecture

Recherche sur le cerveau : propositions pour une recherche plus incisive
Avec André Nieoullon, président de la Société des neurosciences et Joël Bockaert, de l’Académie des sciences

Canal Académie
23 quai de Conti
75006 Paris

Publié dans Positions Juin 2011 | Laisser un commentaire

LA MAUVAISE FORTUNE par Bruno Vercier

A LIRE !

Livre édité dans la Collection l’Un et l’Autre
Gallimard – 220 p.- 19,80 euros

Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu’une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle.

L’un et l’autre : l’auteur et son héros secret, le peintre et son modèle. Entre eux, un lien intime et fort. Entre le portrait d’un autre et l’autoportrait, où placer la frontière ?

Les uns et les autres : aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure, personnes ou lieux, visages oubliés, noms effacés, profils perdus.

Bruno Vercier a enseigné la littérature française aux universités de Lille et de la Sorbonne (Paris 3, Sorbonne nouvelle) ; sa thèse portait sur « La Mère et l’enfant » de Charles-Louis Philippe.

Il a participé à tous les colloques organisés autour de l’écrivain. Et procuré des éditions critiques de « Bubu de Montparnasse » (GF Flammarion), de « La Mère et l’enfant » et du « Père Perdrix » (Folio Classique, Gallimard).

Il vient de publier, chez Gallimard, dans la collection L’Un et l’Autre, « La Mauvaise Fortune », sous-titré « Charles-Louis Philippe ».

Voici un extrait du chapitre « C’est un vrai… » où Bruno Vercier précise son projet et sa méthode.

« Et pourtant, peu à peu, l’oeuvre s’enfonce dans l’oubli. Incompréhensiblement, injustement. Lorsqu’on parle de Philippe, bien rarement, c’est comme d’un « écrivain du peuple » ou, pire encore, d’un « écrivain régionaliste », un peu comme Émile Guillaumin : Philippe, écrivain du Bourbonnais… où survit une très active Association des Amis de Charles-Louis Philippe, qui fut, en ses débuts (les années trente), prestigieuse : Gide, Larbaud, Gaston Gallimard, Claudel, Giraudoux figurent alors au Comité d’honneur.

À cet oubli, ces pages veulent l’arracher. Le mieux ne serait-il pas tout simplement de le donner à lire, en sertissant ses phrases si surprenantes de mes phrases à moi, neutres, sans relief spécial, pour que les siennes ressortent mieux ? Surtout ne pas essayer de faire du Philippe, la tentation est grande ; Gide, par exemple, lorsqu’il raconte sa visite à la petite maison de Cérilly avant l’enterrement : « Cette maison est tout entière à son échelle ; c’est parce qu’elle était très petite qu’il en est sorti tout petit » – c’est tout à fait « du Philippe ». Plutôt le faire revivre, lui et ses amis, si nombreux, donner envie de le lire –j’aimerais pouvoir écrire « relire »… Parfois j’oserai lui prêter ma voix, sans tenter de retrouver quelle fut la sienne ; je dirai Je, et ce Je sera double, celui d’un Philippe imaginé et celui de ma tendresse pour lui.

D’où je le vois, un siècle plus tard, je surplombe son parcours, cette fulgurante et si brève trajectoire, alors je me permettrai de sauter par-dessus les années, de revenir en arrière, de repartir vers l’avant, de repasser par les mêmes carrefours. Je sais où il va, ce qu’il va écrire, qui il va rencontrer, et je sais aussi que la route sera courte. Souvent je demanderai à ses amis de témoigner, eux qui ont eu la chance de le voir vivre, rire, travailler, aimer, faire la fête, les fixer de ses yeux si singuliers.

D’abord je redirai ce que j’écrivais dans une préface à une réédition de « La Mère et l’enfant » et du « Père Perdrix », voilà déjà pas mal d’années : « Il faut lire tout Philippe, et, après les romans, les contes, et les chroniques où la voix prend encore d’autres accents. Il faut se laisser pénétrer de cette voix insistante, si singulière, qui, s’émerveillant de chaque chose, aussi banale soit-elle, lui rend les prestiges de l’inouï et du jamais vu, dans une langue qui est presque toujours celle du jamais dit. »

Et puis, si nous parlions de Bubu, des deux Bubus ? … »

Publié dans Positions Juin 2011 | Laisser un commentaire

À MOULINS : AU MUSÉE « REGARDS SUR LA VISITATION »

Texte d’une préface

« C’est une joie, et un honneur, pour moi de préfacer ce nouvel ouvrage de la magnifique série consacrée à la Visitation. Un de plus, pourrait-on dire, car il est dans la lignée de ceux qui l’ont précédé, dont le dernier en date, « Au Coeur de la Visitation », est un chef-d’oeuvre des plus réussis.

Mais ce livre les dépasse car il revêt une place toute particulière, celle d’avoir inscrit le travail réalisé par le Musée de la Visitation dans le long héritage des siècles : les actes du colloque –qui, n’en doutons pas, prendra le nom de Colloque de Moulins- nous ouvrent les pages de la « Grande Histoire » ! Et quelles pages !

Les livres précédents, « Splendeurs dévoilées », « Fastes et exubérance », dont les titres étaient déjà élogieux, ne rendaient peut-être pas un hommage suffisant aux 400 ans d’héritage de la Visitation : patrimoine architectural, renouveau spirituel, rencontres extraordinaires, art en mouvement… Les humbles religieuses visitandines, dissimulées par les hauts murs de leur clôture, nous interpellent sur ce que nous avons fait, ce que nous faisons et ce que nous ferons encore pour faire connaître cet héritage multiséculaire.

Qu’il me soit permis de remercier en les félicitant chaleureusement celles et ceux qui participent à « Regard sur la Visitation » pour leur action inlassable en ce domaine, depuis près de vingt ans. De très nombreuses personnes en ont pris une large part nous permettant ainsi de mesurer d’autant mieux le chemin parcouru. Quelle belle aventure !

On peut cependant garder une certaine nostalgie des premiers temps , ceux des demandes quasi confidentielles, des pérégrinations d’un Monastère à un autre pour chercher tel ou tel objet, des échanges entre initiés…

Mais cette nostalgie s’efface lorsque l’on considère le travail accompli : avoir rendu accessible à tous, experts ou amateurs, jeunes et moins jeunes, ces 400 ans d’Histoire de la Visitation et d’héritage salésien, et plus généralement quatre siècles d’histoire de France et du monde.

Remercions chaleureusement, les Visitandines toujours présentes parmi nous, de nous ouvrir ainsi leurs portes et de nous permettre de découvrir ce patrimoine extraordinaire. Et saluons l’effort d’un homme, Gérard Picaud, qui depuis le lancement de « Regard sur la Visitation », n’a cessé de s’y consacrer totalement.

Enfin, remercions toutes celles et tous ceux qui, à ses côtés, s’activent souvent dans l’ombre pour faire vivre cet héritage. Les nombreuses plumes qui ont contribué au présent ouvrage en sont de parfaits exemples qu’il convient de féliciter vivement. Ainsi, contribueronsnous à poursuivre l’écriture de cette « Grande Histoire » dont se trouve aujourd’hui dévoilé l’un des plus précieux témoignage. » ( * )

Jean Cluzel
de l’Institut

( * ) Préface du livre :

Musée de la visitation

De l’ombre à la lumière
Mécénat et dons précieux à la Visitation

du 7 mai au 24 décembre 2011

Exposition Hôtel Demoret
83 rue d’Allier
03000 Moulins

Publié dans Positions Juin 2011 | Laisser un commentaire

ASSEMBLÉES GÉNÉRALES DES PAPIERS DE PRESSE par Jean-Pierre Caillard

Discours prononcé le 25 mai 2011 par M. Jean-Pierre Caillard,
Président du Conseil de Surveillance de la SPPP et de la CFPP
lors des Assemblées Générales de la Société Professionnelle des
Papiers de Presse et de la Compagnie Française des Papiers
de Presse en présence de M. le Ministre Laurent Wauquiez.

Devant cette même Assemblée, il y a un an, je concluais mon propos par un appel. J’invitais notre profession à lutter contre cet individualisme qui caractérise nos sociétés post-industrielles. J’exhortais nos médias à se donner la main. Chacun pour soi mais tous pour un. Enfin presque…

Dans un contexte de crise mondiale qui a durement frappé la presse, cet appel devait résonner comme une réponse, sinon comme une réplique, à une situation que nous ne cessons d’analyser, d’essayer d’expliquer à nos lecteurs, qui accélère la remise en cause de notre modèle économique. L’année écoulée a été rude, autant que la précédente, venant alourdir le tribut que nous payons aux guichets de la diffusion et de la publicité.

Elle a conduit les uns et les autres à affiner des modèles, et particulièrement à expérimenter des solutions numériques. Je rappelle qu’il y a un an, la tablette numérique n’avait que quelques jours d’existence. Elle était pourtant déjà un espoir pour beaucoup, jamais considérée comme une menace. Pour autant, peut-on absolument en conclure, aujourd’hui, que la presse y a trouvé son graal, sa « planche de salut » ?

Au risque de surprendre, je crois que le débat n’est pas là. Il réside dans notre volonté de penser, ensemble, notre avenir, tout en sachant préserver nos identités. Et pour cela il nous faut regarder quelques réalités en face. C’est ce regard que je veux inviter à porter sur nous-mêmes.

D’abord, la valeur économique des médias traditionnels s’est au moins relativisée, sinon plus, sous les coups de boutoirs des nouveaux usages. Remontera-t-elle ? À nous de jouer. Je ne donnerai qu’une illustration, certes anecdotique, mais néanmoins bien réelle et signifiante. Ce jour (25 mai 2011), les stars mondiales du web se réunissent à deux pas d’ici, de l’autre côté de la place de la Concorde, dans le cadre du « e G8 » dont la France assure la présidence. Et le Président la promotion.

Il suffit d’évoquer les noms de Mark Zuckerberg, Éric Schmidt, ou encore Jeff Bezos pour comprendre que ce qu’ils ont créé, en moins de 10 ans, transforme profondément la donne de notre environnement.

Et surtout, comme le dit Jeff Bezos, le patron d’Amazon.com : « Chaque nouveauté crée de nouvelles questions et ouvre de nouvelles opportunités »…

Les bouleversements ne sont pas seulement technologiques, il sont aussi sociétaux. Nous ne sommes pas les seuls à vouloir progresser, et ouvrir d’autres horizons.

Mais l’essentiel n’est pas là. La vraie question est : Peut-on rester dépendants de ces évolutions, continuer à les subir ?

Comme Yves Coppens, je crois que l’évolution est évènementielle.

C’est l’événement qui fait l’évolution, et l’événement, et en l’occurrence la circonstance, fait la transformation. Nos entreprises doivent donc se transformer pour réinventer un modèle, pas seulement dans son aspect économique mais plus profondément, dans son aspect information.

Cette mutation souligne combien le rapport historique dans lequel nous nous inscrivons, s’est inversé. Ce n’est plus l’offre qui crée la demande. Les niches s’installent partout où les médias généralistes sont confrontés à une augmentation considérable de la quantité d’informations qu’ils font circuler, et en même temps, à une diminution de la diversité des contenus, focalisés sur un nombre de sujets de plus en plus resserré.

Ne voyons pas nos propres adversaires, là où ils ne sont pas. Ils sont cachés à nos côtés en permanence, dans notre organisation sociétale. C’est, par exemple, le manque de temps de nos lecteurs, happés par la prolifération des choix et des sollicitations. Je crois qu’il nous faut lutter fermement contre ce paradoxe, cet auto-cannibalisme.

Certains analystes diront que cette tendance à l’homogénéisation est liée au fait de considérer l’information de plus en plus comme une marchandise normale.

Je voudrais contester vigoureusement cette approche et considère que, si le journalisme est une action collective, avec les obligations que cela comporte, il ne doit pas verser dans un dramatique sacrifice de l’audience sur l’autel de la rentabilité à tout prix.

*
* *

Il y a quelques mois, Jay Rosen, célèbre professeur de journalisme à New-York University décrivait, devant les étudiants de Sciences Po, quelques principes fondateurs d’un autre journalisme, qui à mon sens, peuvent nous conduire à poser les prémices d’une approche nouvelle.

Certes, les lecteurs peuvent être considérés comme des usagers. Mais des usagers actifs au sens où ils utilisent les informations et les analyses produites par les journalistes. C’est là que réside la richesse de cette forme de mutualisation journalistique. Nous devons, en effet, pour sortir de la spirale de l’homogénéisation, développer davantage l’inter-relation avec nos lecteurs.

Dans ces temps où – comme dans tant d’autres institutions – l’autorité et le pouvoir d’influence des journalistes sont contestés, l’installation d’une nouvelle relation avec le lecteur s’impose. C’est, je crois, un enjeu déterminant pour notre avenir commun. Ce lien de confiance, aujourd’hui distendu pour les uns, dont le tissage est encore embryonnaire pour les autres, est, selon moi, à mettre au même rang des priorités que l’enjeu économique.

Autrement dit, sans vision philosophique et humaniste de notre métier, sans une approche stratégique de la production d’informations, toutes les recettes comptables et d’équilibre entre les fameux quatre piliers « payant-gratuit / papier-web » sont inutiles ou du moins superflus.

C’est donc bien sur le front de l’information qu’il faut se battre. Je retiens, à ce propos, un autre conseil délivré, toujours par Jay Rosen devant nos étudiants de Sciences Po :

« Maintenez un savant équilibre entre ce que le lecteur veut et ce qu’il ne sait pas qu’il veut. Répondez à ce qui l’intéresse, mais trouvez aussi les informations qu’il ne sait pas encore qu’elles vont l’intéresser ».

La valeur est bien d’abord dans le contexte avant même d’être dans la participation et la coopération.

*
* *

Sortons des débats sclérosants du « tous journalistes » et de « la presse sans journalistes » . La vérité est ailleurs. Elle repose sur notre volonté à informer selon les règles de qualité et d’éthique, sans être à la remorque des « aspirateurs » de contenus qui dominent le web. Mais il nous faut nous en servir, en saisir toutes les opportunités. En cela, nos journaux, nos magazines, sur support papier, mais aussi déclinés sur support numérique, ont un rôle déterminant et une place à conforter dans l’univers de la médiation et non plus seulement dans le seul champ des médias.

Ils peuvent, je crois, être la « nouvelle frontière » de l’information, associant la rigueur à la réactivité, la profondeur à l’anticipation.

Alors que le « e G8 » planche sur internet comme accélérateur de croissance, j’invite, pour ma modeste part, et sans vouloir nier la nécessité de leur approche, à réfléchir à une nouvelle vision de l’information et de notre rôle comme facteur incontournable d’une démocratie à rendre toujours plus solide ; mais aussi, et l’un n’interdit pas l’autre bien au contraire, comme partie incontournable de la réussite et de la valeur de nos entreprises de Presse.

Jean-Pierre Caillard
Président du Conseil de Surveillance
de la Société Professionnelle des Papiers de Presse
et de la Compagnie Française des Papiers de Presse
et Président du Groupe de Presse Centre-France à Clermont-Ferrand

Publié dans Positions Juin 2011 | Laisser un commentaire